Mon avis sur le burn-out, la cause et mes solutions

Lorsque j’ai créé Je Prend Soin De Moi j’étais totalement perdu sur le comment tout ceci allait se dérouler. Principalement, car cela allait m’amener progressivement dans la spirale infernale du burn-out.
Olivier Roland a été le premier à me convaincre que c’était possible, ensuite Théophile Eliet m’a fortement inspiré pour créer une source de revenus à partir de mes connaissances ; cependant…

  • Sans m’en apercevoir, le burn-out était entrain de me consumer !

J’étais un agent de gardiennage, ayant choisi ce métier afin de venir en aide aux personnes. Quel que soit l’ethnie (ambassades), le danger (immédiat, imminent…), la sécurisation (ministres, redirection de voitures…, ou simplement camper dans mon véhicule pour sécuriser un site de nuit.)
Bref, j’aimai ça et personne n’aura pu m’en faire décider autrement ; pourtant, à l’époque j’étais indépendant et les factures impayées suivies de contrats en attentes de payement on fait que j’ai dû me rediriger vers le salariat.

Les grandes compagnies payent bien.

Je suis donc arrivé dans une société en tant que salarié. Un endroit où tous les collègues étaient susceptibles de me tirer dans le dos. Testé régulièrement par eux, comme à l’école ! Cela m’a d’ailleurs valu pas mal de disputes et des rendez-vous chez le manager. Je ne me laissais pas faire !

Étais-je toujours à ma place ?

De fil en aiguille, j’ai progressé et régressé pour arriver sur un site ; ou il y avait un unique chef. Celui-ci était un vrai traître, car on ne pouvait espérer de lui que des faveurs à son avantage. Ainsi, lors de ma première demande de ne faire que des chifts de jours ; je me suis pris au visage que je devais prendre mon planning et effectué les tâches demandées. J’ai clairement répondu au planificateur qu’il n’aurait jamais de ma part, une aide quelconque. (je venais juste d’arriver sur son site, 1 mois avant).

La grosse fanfare avant mon burn-out

Pour être clair, je n’ai rien à gagner en racontant ceci ; si ce n’est qu’un exutoire décrivant succinctement mon dégoût que je retiens en moi depuis décembre 2015 (nous sommes aujourd’hui le 25/11/2019).
Mon histoire, au travers cette ambassade a été mouvementée… je devais escorter des gens jusqu’aux toilettes, passer des heures sans bouger du carrelage où j’étais ; faisant face aux nouveaux arrivants, attendre pour pouvoir aller aux toilettes (parfois plus d’une heure alors que l’envie était pressante)…
De la pure folie, j’étais passé d’aimant le gardiennage à on me teste si souvent que le seul moyen légal de me protéger fût le certificat médical.

Mon ex-petite amie est médecin et pourtant…

Ce n’est pas chose facile de vivre avec une médecin généraliste, car elle connait le légal et a simplement peur de se faire radier. Ainsi, pour de simples papiers légaux ; elle m’envoyait chez mon médecin traitant, histoire de ne souffrir d’aucune retombée de mes absences.
Cependant, lors de nos discussions au domicile ; il était clair que je devenais de plus en plus quelqu’un d’autre que l’homme qu’avait choisi cette jolie femme médecin.
Était-ce un masque, le dégoût, une volonté de ne plus faire plaisir à quiconque ?
Je n’en sais aujourd’hui encore rien !
Ce dont je suis sur est que dans mon couple, le burn-out est rentré du travail jusque chez moi et a gangrené ma vie jusqu’à ronger tout ce qui était ma source de vie.

Le burn-out, la gangrène des gens forts.

Insidieusement, mon corps recherchait l’isolation ; c’était facile, le docteur m’avait placé en certificat prolongé durant un long moment et mon ex était plus au travail qu’à la maison… que faire durant mes heures libres… me détruire encore un peut plus plutôt que de me reconstruire !

Pour se sentir mieux, mon cerveau s’est dirigé vers les endorphines ; hautement opioïdes afin de ressentir du bien être à l’intérieur.

Lorsqu’il a fait cela, je peux dire que c’était le début de la fin :

L’Alcool :

Mon ex a rencontré des Polonais qui buvaient énormément de vodka. Ainsi, lors de soirées chez eux ; nous rentions saoul et mon cerveau s’imprégnait du bien-être procuré par l’alcool. (endorphines) Sans le remarquer, mon burn-out aussi se renforçait !

La Masturbation :

Le sexe monogame c’est bien, les sites érotiques c’est beaucoup mieux ; en un clic, une nouvelle partenaire à chaque fois. Il est prouvé, selon des études ; que l’homme à un regain de testostérone à chaque nouvelle conquête qui se présente à lui comme offrande sexuelle… (à l’époque, je ne savais pas tout cela ->j’étais juste le juge du bien-être procuré par mes actions)
Résultat, ma vie sexuelle réelle devenait platonique et mes escapée sur le web (tard le soir) de plus en plus fréquent.

La Solitude :

Lorsqu’on est dans une période difficile, se retrouver seul est dangereux ; cependant, dans le burn-out ce n’est pas pareil. La solitude nous garde lucides et nous fait regarder les autres comme des pions obéissant à un système qui se sert d’eux et que quand il a terminé, nous place dans un home ou des infirmiers nous lavent, car on est plus capable de le faire seul.
Ainsi, la solitude nous donne l’impression de contrôle et on recherche de plus en plus ; à s’isoler !

Donner l’impression que tout va bien :

Le grand classique !
As-tu besoin d’aide : – non merci ! ça va, je n’ai besoin de rien !
Tu parles, j’étais devenu un fantôme dans ma propre vie ; j’avais mon ex d’un côté (avec ces besoins et ces envies) mes parents de l’autre (qui faisaient parfois trop) ma maison en attente de travaux, inoccupée sauf par mon chien et mon chat (qui nécessitait des trajets pour les nourrir régulièrement) et le boulot, qui de par son absence était quand même là, car mon état était régulièrement contrôlé et évalué histoire de me frire encore un peut à nouveau.

La descente aux enfers du burn-out

Comme vous avez pu le lire, j’étais devenu solitaire et préférais me shooter aux endorphines plutôt que de me sociabiliser.
Évidemment, voyant mon comportement inchangé mon ex a préféré mettre fin à la relation (car je gardais espoir que mon comportement « change comme il est apparu » et que mon goût à la vie revienne)
Ainsi, j’ai entamé un pèlerinage qui allait durer 3 semaines où loin de ma maison j’espérais que les choses allaient s’arranger pour moi.

Le pèlerinage, l’arme ultime anti burn-out ?

Je ne sais pas pour vous, mais à mon domicile c’était le bazar ! Il y avait mon divan au milieu et toute ma vie représentait une grosse explosion autour de celui-ci ! Vêtements, alcool, factures… le tout était sens dessus dessous : un vrai capharnaüm !
J’étais anéanti, mais je vivais !
Que faire cependant afin de reprendre le dessus ? Sachant que ma maison faisait aussi partie de mon burn-out (car elle restait en travaux depuis plus de 5 années).
L’idée de partir camper dans mon véhicule à la côte belge m’est apparue. Je suis donc parti m’isoler à la côte Belge, sur une aire d’autoroute ; dans un sac de couchage avec comme sanitaires, les salles de basic-fit.

  • Mon pèlerinage était entamé, dans le but de me retrouver seul avec moi-même et mes envies.

L’anglais, une aide précieuse dans le burn-out

Lorsque je suis arrivé à la côté Belge, mon français était totalement inutile ! Ceci, car dans la Belgique, les néerlandophones ont décidé qu’eux aussi avaient droit de ne pas se conformer au français (je ne les juge pas !)
Résultat, j’ai pu de nouveau me servir de mon anglais et ainsi entamé tout un tas de sujets avec plein de nouvelles personnes. J’étais enfin utile sans que quoi que se soit me soit rendu en échange qu’un merci beaucoup !
De plus, l’envie de discuter mouvement de musculation était souvent mise en avant ; car vous le savez déjà, je suis personal trainer. Résultat, je donnais des conseils gratuitement et une foule de remerciements m’était rendue en retour. Enfin le bien-être que je n’avais pas au domicile m’était rendu par les sois disant ennemis des francophones. (selon les journalistes)

Bref je me sentais bien, que pouvait-il m’arriver de mieux… que de rencontrer une finaliste de concours fitness, fan de capoeira, blonde et brésilienne. Mon cœur d’homme brisé était sous le choc, m’en aller si loin pour trouver autant de bonheur ; mon cerveau venait d’exploser…
Malheureusement, j’ai confondu son hospitalité comme un gros bourrin et entamait déjà mentalement comment j’allais faire pour la revoir. Alors que pour elle, son comportement était juste normal et elle ne voulait pas plus que d’une relation amicale.

j’ai donc mis un terme à mon pèlerinage et suis revenu à mon domicile

Le burn-out KO, pèlerinage vainqueur !

J’aurai aujourd’hui difficile de vous dire ce qui aura changé en moi durant ces étapes clefs, qui m’ont sorti du burn-out.
Cependant, je remarque que mes vraies valeurs ont fortement été mises en avant durant mon pèlerinage.
J’en conclus qu’un non-respect de nos valeurs principales peut entamer doucement la descente aux enfers vers un burn-out lent et insidieux.
Je ne sais donc pas pour vous, qui êtes dedans ou souhaitez aider quelqu’un atteint du burn-out ; mais sondez les vraies valeurs de la personne (celle pour laquelle il irait jusqu’à donner sa vie dans un combat à mort) et définissez avec lui celle qui s’est effritée avec le temps.
Si ça tombe, la plaie dont il souffre est simplement l’absence de quelque chose qu’il tente de compenser sans se rendre compte que ce qu’il recherche, car cela doit d’abord venir de ceux qui l’entourent au quotidien.

Les valeurs d’un individu, un prisme à cœur ouvert

J’ai déterminé ces valeurs comme étant bien différentes chez tout le monde, forment quand elles sont réunies un individu entier.
Ainsi, certains peuvent avoir 5 valeurs profondes, 7 valeurs profondes, 11….
L’individu les réunit ensuite en une forme de pic. Lorsque celle-ci son entamées progressivement durant des années, le piler solide qu’elles représentent deviennent de plus en plus fin ; jusqu’à ce qu’un s’efface et déstabilise entièrement toute la structure mentale.

  • Le burn-out apparaît alors qu’il était présent déjà depuis un moment !

C’est pour cela que si votre désir est de sortir un être cher de la descente aux enfers, vous devez lui redonner goût à ces valeurs profondes ; acceptant que les piliers brisés aient pu redonner une nouvelle structure à la personnalité de l’individu. (Souvent, après le burn-out, des gens quittent leur travail, leur conjoint, déménage…)

Burn-out, ma conclusion:

Je ne vais pas vous le cacher, ce problème mental est un vrai guet-apens !
Vous allez bien, êtes volontaire et pourtant il s’installe…

  • on lutte, il se renforce
  • on le nie : il se renforce
  • on l’ignore : il se renforce
  • on le soigne : il se cache et se renforce

Comment peut-on arriver à le faire régresser alors ?
Simplement en voyant la personne en burn-out entortillée dans un fil se débattant pour s’en libérer.
Pour y arriver, cela doit toujours venir de l’extérieur et surtout pas par un être cher. Car se libérer de l’être aimé peut donner l’impression que le burn-out va mieux, sans savoir que ce n’est que partie remise.
Non ! Pour trouver le bon fil duquel il est nécessaire de se débarrasser, il faut regarder tout ce qui nous mine et de quoi on ne peut se débarrasser :

  • le prêt d’une maison
  • endetté à nouveau, chaque débuts de mois
  • des travaux qui empêchent de vivre sereinement
  • des enfants qui ne laissent pas de temps libre aux parents
  • des tâches ménagères ininterrompues
  • un travail demandant des concessions en faveur de l’employeur
  • un véhicule souvent en panne que l’on répare après ces heures
  • une personne malade dont on peine la prise en charge (plutôt que de déléguer à un infirmier)
  • un premier/deuxième travail non amusant/valorisant
  • un chef qui ne nous met jamais en valeur

bref, beaucoup de choses peuvent insidieusement vous conduire mentalement à vous poser la question :

En quoi suis-je réellement utile ici ! Sans que vous-même en soyez conscient.
Jusqu’au jour ou tout s’effondre, vous laissant seul avec comme seule compagnie ; votre cœur brisé

Merci à vous d’être là, cela me fait profondément plaisir 🙂
Belle journée !

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Benoît

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